Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?

Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?

Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?


Quelques siècles avant Jésus Christ, le jeûne était déjà préconisé par Hippocrate, le père de la médecine moderne qui disait : « Quand le corps est chargé d’humeurs impures, faites-lui supporter la faim : elle dessèche et purifie ». 

On redécouvre aujourd’hui scientifiquement, l’intérêt de faire usage du jeûne dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies du monde moderne : hypertension, surpoids, sclérose en plaques, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes, cancers etc…

Des expérimentation médicales 

Des cliniques en Allemagne, Suisse et en Russie se sont spécialisées dans le jeûne thérapeutique pour traiter plusieurs de ces maux. 

Dans ces pays, se sont développés des centres spécialisés qui accueillent chaque année un nombre important de jeûneurs. C’est le cas de la très réputée clinique Buchinger dont l’antenne principale se trouve en Allemagne sur les bords du Lac de Constance. Cet établissement reçoit chaque année plusieurs milliers de personnes qui viennent pour passer un séjour de jeûne pouvant s’étendre de 5 à 21 jours.

C’est dans cette clinique qu’a eu lieu récemment la plus grand étude, en termes de participants (1),qui atteste des effets du jeûne sur l’organisme humain. Dans cette étude, le jeûne hydrique de type Buchinger (aucun aliment solide, un apport maximal de 300 calories via des jus de légumes dilués à l’eau ou des bouillons clairs) a eu pour effet d’entrainer une perte de poids significative, de réduire le tour de taille des patients et de faire baisser les taux de cholestérol et de lipides sanguins des jeûneurs. Parmi les participants à cette étude, le jeûne a également amélioré 84 % des cas de maladies chroniques, telles que l’arthrite, le diabète de type 2, la stéatose, l’hypercholestérolémie ainsi que l’hypertension artérielle.

Les bienfaits du jeûne sur la santé

Les améliorations mesurables de l’état de santé des patients peuvent s’expliquer par l’activation d’un processus de régénération de la cellule communément appelé « autophagie » ou « autolyse », qui se produit dans le corps lors d’un jeûne.  

L’autophagie consiste en une adaptation du corps pour résister à la privation de nourriture, indiquant à notre organisme de puiser dans ses tissus les plus lésés et endommagés, afin de sauvegarder les tissus sains et essentiels. Ainsi, le corps met en place une stratégie pour éliminer les toxines accumulées au fil des années. Le prix Nobel de médecine 2016 a d’ailleurs été attribué à Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie.

Le processus de détoxination à l’œuvre au cours d’un jeûne est un phénomène qui comporte des effets thérapeutiques prometteurs. En effet, dans les rangs de la science, sont sortis ces dernières années,dans la plus grande discrétion, de nouveaux articles scientifiques qui témoignent d’effets qui pourraient être considérés comme révolutionnaires. Une prestigieuse revue scientifique Américaine a récemment publié une étude californienne (2) qui stipule que le jeûne permettrait d’inverser le diabète de type 1 et 2, pathologies considérées, jusqu’à aujourd’hui, comme incurables par la médecine moderne. Plus précisément, le jeûne induirait la régénération des cellules bêta du pancréas, responsable de la création d’insuline, chez des souris diabétiques et des cellules pancréatiques humaines.

Ces découvertes s’ajoutent aux nombreuses autres études sur le jeûne dont celles menées par le Professeur californien Valter Longo, qui a montré dès 2008 que le jeûne protégeait les cellules saines de souris contre les effets toxiques d’une chimiothérapie (3). Ses recherches ont également démontré que le jeûne permettait d’activer la production de cellules souches, d’accroître la longévité (4) et de favoriser la régénération du microbiote intestinal (5).

Le jeûne à l’hôpital…

L’ensemble de ces découvertes au sujet du jeûne thérapeutique et de ses mécanismes inhérents, s’étoffe d’année en année. Malgré ces avancées  scientifiques, encore très peu d’hôpitaux se consacrent à cette pratique. Une des exceptions se trouve à la périphérie de Berlin, il s’agit de l’hôpital Immanuel Albertinen Diakonie, lui-même rattaché à l’hôpital universitaire de La Charité. Depuis un peu plus d’une cinquantaine d’années, le jeûne selon la méthode Buchinger y a été intégré avec succès et est naturellement associé à la médecine conventionnelle. Un modèle unique de médecine intégrative qui se limite, pour le moment, au territoire allemand où il est d’ailleurs possible de jeûner sur ordonnance, une tendance qui pourrait prochainement s’exporter dans des pays voisins.

En France, le jeûne n’est pas encore reconnu médicalement et ne peut pas faire l’objet de prescription, et ce, malgré l’engouement qu’il suscite et les récentes découvertes scientifiques à son sujet. Pouvoir jeûner en milieu hospitalier permettrait d’offrir une assistance pour les personnes souffrant de maladie chronique et mettrait en valeur les bienfaits de cette thérapie ancestrale.

En Suisse, la situation est un peu plus avancée qu’en France. Le Docteur Mauro Frigeri, ancien chef de clinique en oncologie aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), mène actuellement, avec une équipe de chercheurs, une étude scientifique sur les effets métaboliques de la pratique du jeûne en collaboration avec un centre de jeûne préventif en Valais, le Centre Interlude Bien Être. Une avancée de plus vers l’augmentation de la documentation scientifique sur la thématique du jeûne.

Les principaux freins rencontrés aujourd’hui concernant l’utilisation du jeûne dans la médecine moderne sont le nombre d’études sur le sujet, encore considéré comme trop insuffisant par le monde médical. Cependant, le financement nécessaire pour la réalisation de ces études scientifiques provient aujourd’hui, très majoritairement de fonds privés. Or, le jeûne ne représentant pas d’intérêt financier pour l’industrie pharmaceutique, financer une étude sur ce thème est aujourd’hui très difficile. De plus, la nature même de la méthode de validation scientifique, reposant principalement sur les études en double aveugle, est une logique qui est parfaitement adaptée au médicament, mais pas aux pratiques de santé telles que l’activité physique ou le jeûne. S’ajoute à cela, la philosophie du jeûne qui va à l’encontre des diktats actuels de la société de consommation.

Toutefois, il est indéniable que nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience collective sur les pouvoirs naturels d’auto-guérison du corps et un véritable engouement a lieu, autour du jeûne thérapeutique. Les résultats prometteurs des dernières études scientifiques commencent à attirer l’attention du monde scientifique et médical. De nouvelles perspectives sont aujourd’hui permises concernant le traitement de nombreuses maladies. Les découvertes actuelles au sujet du jeûne pourraient bien apporter des solutions concrètes concernant notamment le traitement des maladies dites de civilisation. Une révolution silencieuse est en cours au sein du monde médical qui pourrait bien dans les prochaines années, intégrer le jeûne dans ses rangs,si tenté qu’on lui redonne ses lettres de noblesse.

Sources : 

1 – De Toledo, F. W., Grundler, F., Bergouignan, A., Drinda, S., & Michalsen, A. (2019). Safety, health improvement and well-being during a 4 to 21-day fasting period in an observational study including 1422 subjects. PLoS ONE, 14(1), 1–23. https://doi.org/ 10.1371/journal.pone.0209353 

2 – Cheng, C. W., Villani, V., Buono, R., Wei, M., Kumar, S., Yilmaz, O. H., … Longo, V. D. (2017). Fasting-Mimicking Diet Promotes Ngn3-Driven β-Cell Regeneration to Reverse Diabetes. Cell, 168(5), 775–788.e12. https://doi.org/10.1016/j.cell.2017.01.040 

3 – Raffaghello, L., Lee, C., Safdie, F. M., Wei, M., Madia, F., Bianchi, G., & Longo, V. D. (2008).Starvation-dependent differential stress resistance protects normal but not cancer cells against high-dose chemotherapy. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 105(24), 8215–8220. https://doi.org/10.1073/pnas.0708100105

4 – Brandhorst, S., Choi, I. Y., Wei, M., Cheng, C. W., Sedrakyan, S., Navarrete, G., … Longo, V. D. (2015). A Periodic Diet that Mimics Fasting Promotes Multi-System Regeneration, Enhanced Cognitive Performance, and Healthspan. Cell Metabolism, 22(1), 86–99. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2015.05.012

5 – Rangan, P., Choi, I., Wei, M., Navarrete, G., Guen, E., Brandhorst, S., … Longo, V. D. (2019). Fasting-Mimicking Diet Modulates Microbiota and Promotes Intestinal Regeneration to Reduce Inflammatory Bowel Disease Pathology. Cell Reports, 26(10), 2704-2719.e6. https://doi.org/10.1016/j.celrep.2019.02.019

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

Lotin Benjamin

Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

Fondateur du podcast « Evolution Talk »

 

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L’ail

L’ail

L'ail est l'un des remèdes les plus anciens au monde et un aliment extraordinairement puissant. Appartenant à la famille botanique des liliacées, il possède des niveaux incroyablement élevés de vitamines et de minéraux, y compris la vitamine C et B-6 ainsi que des...

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L’ail

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L’ail est l’un des remèdes les plus anciens au monde et un aliment extraordinairement puissant. Appartenant à la famille botanique des liliacées, il possède des niveaux incroyablement élevés de vitamines et de minéraux, y compris la vitamine C et B-6 ainsi que des minéraux tels que le sélénium, le calcium et le fer. L’ail contient également de très fortes propriétés antibiotiques, antifongiques, anticancéreuses et antivirales. 

Il est dit que l’ail était consommé du temps des pharaons, l’historien grec Hérodote rapporte que les ouvriers qui construisaient les pyramides recevaient d’importantes rations d’ail pour avoir la force nécessaire d’effectuer leur travail.

Le vertus fortifiantes de l’ail étaient également reconnus par les Grecs et les Romains qui le distribuaient à leurs soldats en campagne. Les athlètes grecs en consommaient également de grandes quantités, pour améliorer les performances sportives (les propriétés de vasodilatation et de broncho-dilatation de l’ail présentent effectivement un intérêt pour performer). Il parait même que durant la Seconde Guerre mondiale, les médecins soviétiques, lorsque la pénicilline venait à manquer, soignaient les blessés avec de l’ail.

D’après une étude menée par des chercheurs de la Washington State University, l’ail serait 100 fois plus efficace que certains antibiotiques (1). L’ail contient un composé appelé allicine qui aide à réduire considérablement le cholestérol et la pression artérielle (2)(3).

L’ail est un puissant antioxydant, de par le cocktail de substances qu’il renferme. En effet, il possède des flavonoïdes, des stéroïdes, des polyphénols, des tocophérols et de la vitamine C, tous reconnus pour leurs propriétés anti-radicaux libres. Plusieurs études scientifiques ont par ailleurs documentés ses effets bénéfiques dans la prévention et le traitement du cancer (4)(5)

Egalement très bon pour le tube digestif, l’ail dispose d’une forte capacité à éliminer les matières toxiques du système lymphatique. Ses propriétés anti-inflammatoires  le rendent particulièrement intéressant en cas de maladies auto immunes tels que la polyarthrite rhumatoïde, la BPCO, le lupus, la fibromyalgie, la maladie de Lyme… Il est également particulièrement bénéfique en cas d’infections de l’oreille, de candidose, de bronchite, d’ infections respiratoires, d’intoxication alimentaire, d’herpès, de maladie coronarienne, de rhume, de grippe, d’infections des voies urinaires ou encore en cas de faiblesse du système immunitaire.

L’ail peut aider à éliminer le plomb et d’autres métaux lourds du corps. C’est également un bon remède pour éliminer les parasites et les vers du côlon.

Selon une étude récente américaine parue dans PLOS One, l’ail permettrait également de prévenir le vieillissement du cerveau et l’apparition de maladies comme Alzheimer et Parkinson notamment grâce à un composé appelé FruArg, dérivé d’un glucide (6).

L’ail peut être consommé en jus avec des légumes pour une puissante boisson stimulant le système immunitaire. Pour insérer plus d’ail dans votre quotidien vous pouvez l’ajouter dans un guacamole, une soupe, un houmous ou bien nature écrasé sur des toasts avec un peu d’huile d’olive.

Véritable super aliment, l’ail regorge de vertus et de bienfaits que nous n’avons surement pas encore terminé de découvrir. Il nous rappelle combien la nature est abondante, délicieuse, guérisseuse bien que parfois piquante. Un joyeux plaisir à savourer avec passion, raison et parcimonie.

Sources : 

  1. Xiaonan Lu, Derrick R. Samuelson, Barbara A. Rasco, Michael E. Konkel, Antimicrobial effect of diallyl sulphide on Campylobacter jejuni biofilms, Journal of Antimicrobial Chemotherapy, Volume 67, Issue 8, August 2012, Pages 1915–1926, https://doi.org/10.1093/jac/dks138
  2. Aged garlic extract lowers blood pressure in patients with treated but uncontrolled hypertension: A randomised controlled trial. Ried, Karin et al. Maturitas, Volume 67, Issue 2, 144 – 150
  3. Zeng, T., Guo, F.‐F., Zhang, C.‐L., Song, F.‐Y., Zhao, X.‐L. and Xie, K.‐Q. (2012), A meta‐analysis of randomized, double‐blind, placebo‐controlled trials for the effects of garlic on serum lipid profiles. J. Sci. Food Agric., 92: 1892-1902. doi:10.1002/jsfa.5557
  4. Khanum F, Anilakumar KR, Viswanathan KR. Anticarcinogenic properties of garlic: a review. Crit Rev Food Sci Nutr 2004;44(6):479-88.
  5. Fleischauer AT, Poole C, Arab L. Garlic consumption and cancer prevention: meta-analyses of colorectal and stomach cancers. Am J Clin Nutr 2000 October;72(4):1047-52.
  6. Fritsche KL, Hannink M, Lubahn DB, Sun GY, Gu Z. Proteomic analysis of the effects of aged garlic extract and its FruArg component on lipopolysaccharide-induced neuroinflammatory response in microglial cells. PLoS One. 2014 Nov 24;9(11):e113531. doi: 10.1371/journal.pone.0113531.

 

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Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque

Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque

Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque


La cohérence cardiaque est une technique de respiration qui consiste à inspirer sur un temps de 5 secondes, expirer sur un temps de 5 secondes durant 5 minutes. (Il est possible de faire varier le temps d’inspiration et d’expiration, tant que celui ci reste identique pour l’inspiration et l’expiration). 

De nombreuses études scientifiques ont documentés les effets physiologiques de la cohérence cardiaque. Ces effets débutent généralement après quelques minutes ( à partir de 3 à 4 minutes) et s’étendent jusqu’a plusieurs heures (généralement entre 4 et 6 heures). 

La cohérence cardiaque entraine une baisse du cortisol sanguin et salivaire, la réduction de cette hormone du stress, le cortisol, en fait une alliée idéale pour s’apaiser en période de stress. 

L’augmentation de la DHEA, hormone qui ralentit le vieillissement aussi communément appelée « hormone de jouvence » ,confère à la cohérence cardiaque un effet de ralentissement du vieillissement. 

La pratique de la cohérence cardiaque participe aussi au renforcement de l’immunité par l’augmentation des IgA (Immunoglobines A), des facteurs qui participent à la défense immunitaire. 

La sécrétion d’ocytocine, un neurotransmetteur d’information émotionnelle aussi communément dénommée « hormone de l’amour » augmente avec la pratique de la cohérence cardiaque. Cette hormone participe à la réduction du stress, de la pression artérielle, du niveau de cortisol, favorise la régulation des émotions fortes, et accroît l’empathie.

La cohérence cardiaque influence positivement d’autres neurotransmetteurs tels que la dopamine (hormone du plaisir et de la récompense) et la sérotonine (hormone qui joue un rôle dans la prévention de l’anxiété et de la dépression).


 La pratique de la cohérence cardiaque influence également le coeur par l’intermédiaire de différentes hormones, ce qui entraine une régulation de la pression sanguine et une baisse de l’hypertension.  Elle influence aussi le cerveau par l’augmentation des ondes alpha qui favorisent la mémorisation et de l’apprentissage.

Une pratique à plus long terme de la cohérence cardiaque à intervalle régulier (idéalement 3 fois par jour) entrainent selon les résultats de multiples études scientifiques, une amélioration de différents marqueurs de santé. Ainsi on observe chez les pratiquants réguliers de cohérence cardiaque, une diminution de l’hypertension artérielle (pour les hypertensions artérielles légères à modérées), une réduction du risque cardiovasculaires, une réduction du tour de taille, une perte de poids en situation d’obésité, une meilleure régulation de la glycémie, une diminution de l’anxiété et une réduction de l’inflammation pathologique, ce qui en fait un allié dans la prévention de plusieurs maladies chroniques. 

La cohérence cardiaque est aussi une technique qui permet de favoriser récupération sportive et la gestion de douleurs neurologiques. 

En pratique : 

 – Asseyez vous confortablement (les effets de la cohérence cardiaque sont plus importants en position assise qu’en position allongée).  

– Inpirez profondément par le nez pendant 5 secondes en adoptant une respiration abdominale (c’est-à-dire en laissant le ventre se gonfler).

– Expirez profondément par la bouche durant 5 secondes en dégonflant le ventre. 

– Répétez durant au moins 5 minutes ou plus. 

Pour vous aider à pratiquer :

Une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bM3mWlq4M8E

Les applications pour smartphones gratuites : Kardia et Respirelax

Sources : 

Rollin McCraty and Maria A. Zayas : Cardiac coherence, self-regulation, autonomic stability, and psychosocial well-being. Front Psychol. 2014; 5: 1090.

Trousselard M, Canini F, Claverie D, Cungi C, Putois B, Franck N. : Cardiac Coherence Training to Reduce Anxiety in Remitted Schizophrenia, a Pilot Study. Appl Psychophysiol Biofeedback. 2016 Mar;41(1):61-9. doi: 10.1007/s10484-015-9312-y.

Berry ME, Chapple IT, Ginsberg JP, Gleichauf KJ, Meyer JA, Nagpal ML : Non-pharmacological Intervention for Chronic Pain in Veterans: A Pilot Study of Heart Rate Variability Biofeedback. Glob Adv Health Med. 2014 Mar;3(2):28-33. doi: 10.7453/gahmj.2013.075.

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

Lotin Benjamin

Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

Fondateur du podcast « Evolution Talk »

 

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Les vertus thérapeutiques de la Forêt

Les vertus thérapeutiques de la Forêt

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 Les bains de forêts

Peu à peu déconnecté de la nature par un mode de vie moderne effréné, l’être humain a oublié ses racines qui le relient à la forêt et avec elles, les multiples vertus qu’elle lui transmet. 

Les arbres et les forêts disposent de nombreux effets thérapeutiques sur l’être humain. C’est la conclusion des nombreuses études scientifiques conduites par Yoshifumi Miyazaki, chercheur à l’université de Chiba au Japon, qui ont démontrés que les bains de forêts permettaient de réguler la pression artérielle, réduire le stress et créer une sensation de relaxation profonde chez l’être humain. 

Les personnes ayant une tension trop élevée retrouve ainsi une tension normale après la pratique régulière des bains de forêt, et inversement pour les personnes ayant une tension trop faible.

La thérapie par la forêt est également reconnue pour entrainer une augmentation de l’activité du système nerveux parasympathique, ce qui nous permets de ressentir une profonde relaxation lors d’un bain de forêt ainsi qu’une réduction du stress qui s’explique par une réduction l’activité du système sympathique.

Le stress, principale cause de nombreuses maladies du monde moderne, diminue fortement après l’immersion en forêt. En effet, les niveaux d’hormones de stress, telles que l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol salivaires chutent en forêt.


L’ effet d’un bon bain de forêt peut durer jusqu’à plusieurs semaines.

Le nombre de lymphocytes NK (cellules tueuses naturelle), qui s’attaque aux cellules cancéreuses et aux pathogènes nocifs, augmente considérablement après un bain de forêt. Les bains de forêts augmentent également le taux intracellulaire de protéines anticancéreuses suggérant son effet préventif sur les Cancer. 

Les huiles essentielles émises par les arbres, inhalés par l’humain lorsqu’il se trouve en forêt, ont aussi des vertus thérapeutiques.  

A proximité d’un arbre nous sommes en contact avec les phytoncides, des composés qui aident les arbres à se défendre des agressions extérieures et qui stimulent notre propre système immunitaire, lui permettant ainsi de se renforcer.  

La thérapie par la forêt a également des effets bénéfiques sur l’humeur. En effet, il a été relevé que les bains de forêts diminuent les scores d’anxiété, de dépression, de colère, de fatigue, et de confusion et augmentent le score de vigueur des tests de profils d’humeur. L’immersion en forêt est un moyen efficace pour prévenir la dépression ainsi que l’apparition des maladies du mode de vie.  

La science et la nature sont aujourd’hui unanimes, passer du temps en forêt est un cadeau précieux pour l’être humain et sa santé.

Sources : 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24858507 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31210473

Park BJ, Tsunetsugu Y, Kasetani T, Kagawa T, Miyazaki Y. The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan. Environ Health Prev Med. 2010 Jan;15(1):18-26. doi: 10.1007/s12199-009-0086-9. 

E.Moritaa,S.Fukudaa, J.Naganob, N.Hamajimac, H.Yamamotod, Y.Iwaie, T.Nakashimaf, H.Ohirag, T.Shirakawaa :Psychological effects of forest environments on healthy adults: Shinrin-yoku (forest-air bathing, walking) as a possible method of stress reduction. Public Health Volume 121, Issue 1, January 2007, Pages 54-63. 

Kuo Ming.How might contact with nature promote human health? Exploring promising mechanisms and a possible central pathway. Frontiers in Psychology. 2015. Volume 6.  

Li Q, Kobayashi M, Inagaki H, Hirata Y, Li YJ, Hirata K, Shimizu T, Suzuki H, Katsumata M, Wakayama Y, Kawada T, Ohira T, Matsui N, Kagawa T. A day trip to a forest park increases human natural killer activity and the expression of anti-cancer proteins in male subjects. J Biol Regul Homeost Agents. 2010 Apr-Jun;24(2):157-65.

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Lotin Benjamin

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Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

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La banane

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L’expression « avoir la banane » qui se réfère au sourire et au bien-être, est en parfaite cohérence avec les vertus de ce fruit.

La banane contient de la dopamine, communément appelée la « molécule du plaisir », un puissant antioxydant hydrosoluble de la famille des catécholamines. La banane est riche en tryptophane, un acide aminé que le corps transforme en sérotonine, le messager chimique du cerveau connu pour son effet relaxant, provoquant un bien-être général et favorisant le sommeil.

Composée à 76% d’eau, la banane regorge de vitamines du groupe B, de vitamine C ainsi que de minéraux tels que le potassium, le magnésium, le sélénium, le cuivre et le manganèse.

Ce rapport eau / nutriments élevé en fait un excellent aliment électrolytique. La banane est aussi un fruit très alcalin, avec des propriétés anti ulcéreuse et anti spasmodique qui peuvent soulager les troubles gastro-intestinaux liés au stress.

La banane soutient la bactérie naturelle acidophilus dans l’intestin, ce qui contribue à la bonne fonction du tube digestif, ainsi qu’au renforcement du système immunitaire.

Sa haute teneur en potassium en fait un bon allié pour prévenir les maladies cardiovasculaires, en particulier l’hypertension.

La banane dispose de puissants composés antifongiques et antibiotiques, ainsi que d’inhibiteurs de protéase qui peuvent aider à stopper la prolifération des virus, dont le rétrovirus VIH.

Les taux élevés de fructo-oligosaccharides (FOS) présents dans la banane, associés à l’insuline, contribuent à favoriser l’absorption et l’assimilation des nutriments. Elle peut ainsi judicieusement être consommée en association avec légumes et/ou fruits dans un smoothie.

Aliment de choix pour les sportifs, facile à emporter avec soi, la banane possède tout du parfait compagnon santé.

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Les dattes

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Les dattes constituent une excellente source de vitamines A et B, elles sont riches en minéraux tels que le calcium, le fer, le manganèse, le cuivre et le potassium. Elles contiennent également de la vitamine E qui aide à prévenir les maladies coronariennes.

Les dattes possèdent de puissantes propriétés anti-inflammatoires et anti-infectieuses qui en font un excellent aliment pour les personnes souffrant de troubles auto-immuns ou d’infections chroniques. Elles sont un aliment de choix pour les sportifs, leurs hautes teneurs en glucides sont particulièrement utiles durant la pratique sportive prolongée.

Le richesse en fer des dattes peuvent être une ressource importante en cas d’anémie.
Les fibres qu’elles contiennent préviennent efficacement la constipation. Elles ont également la qualité de réduire le taux de « mauvais » cholestérol (LDL) tout en normalisant les taux de glucose et d’insuline. Elles contribuent ainsi à diminuer le risque de maladies cardiovasculaires.

Les acides aminés présents dans les dattes, tels que la leucine, permettent de déclencher la construction musculaire en fortifiant les muscles et les nerfs.

Les dattes sont un aliment réchauffant qui tonifient et régulent l’énergie du foie et de la rate. Leurs propriétés anti-parasitaires ainsi que leurs fortes concentration en antioxydants en font un merveilleux allié pour la prévention des maladies et le maintien d’une santé optimale.

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