Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?

Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?

Le jeûne, un avenir dans la médecine moderne ?


Quelques siècles avant Jésus Christ, le jeûne était déjà préconisé par Hippocrate, le père de la médecine moderne qui disait : « Quand le corps est chargé d’humeurs impures, faites-lui supporter la faim : elle dessèche et purifie ». 

On redécouvre aujourd’hui scientifiquement, l’intérêt de faire usage du jeûne dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies du monde moderne : hypertension, surpoids, sclérose en plaques, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes, cancers etc…

Des expérimentation médicales 

Des cliniques en Allemagne, Suisse et en Russie se sont spécialisées dans le jeûne thérapeutique pour traiter plusieurs de ces maux. 

Dans ces pays, se sont développés des centres spécialisés qui accueillent chaque année un nombre important de jeûneurs. C’est le cas de la très réputée clinique Buchinger dont l’antenne principale se trouve en Allemagne sur les bords du Lac de Constance. Cet établissement reçoit chaque année plusieurs milliers de personnes qui viennent pour passer un séjour de jeûne pouvant s’étendre de 5 à 21 jours.

C’est dans cette clinique qu’a eu lieu récemment la plus grand étude, en termes de participants (1),qui atteste des effets du jeûne sur l’organisme humain. Dans cette étude, le jeûne hydrique de type Buchinger (aucun aliment solide, un apport maximal de 300 calories via des jus de légumes dilués à l’eau ou des bouillons clairs) a eu pour effet d’entrainer une perte de poids significative, de réduire le tour de taille des patients et de faire baisser les taux de cholestérol et de lipides sanguins des jeûneurs. Parmi les participants à cette étude, le jeûne a également amélioré 84 % des cas de maladies chroniques, telles que l’arthrite, le diabète de type 2, la stéatose, l’hypercholestérolémie ainsi que l’hypertension artérielle.

Les bienfaits du jeûne sur la santé

Les améliorations mesurables de l’état de santé des patients peuvent s’expliquer par l’activation d’un processus de régénération de la cellule communément appelé « autophagie » ou « autolyse », qui se produit dans le corps lors d’un jeûne.  

L’autophagie consiste en une adaptation du corps pour résister à la privation de nourriture, indiquant à notre organisme de puiser dans ses tissus les plus lésés et endommagés, afin de sauvegarder les tissus sains et essentiels. Ainsi, le corps met en place une stratégie pour éliminer les toxines accumulées au fil des années. Le prix Nobel de médecine 2016 a d’ailleurs été attribué à Yoshinori Ohsumi pour ses travaux sur l’autophagie.

Le processus de détoxination à l’œuvre au cours d’un jeûne est un phénomène qui comporte des effets thérapeutiques prometteurs. En effet, dans les rangs de la science, sont sortis ces dernières années,dans la plus grande discrétion, de nouveaux articles scientifiques qui témoignent d’effets qui pourraient être considérés comme révolutionnaires. Une prestigieuse revue scientifique Américaine a récemment publié une étude californienne (2) qui stipule que le jeûne permettrait d’inverser le diabète de type 1 et 2, pathologies considérées, jusqu’à aujourd’hui, comme incurables par la médecine moderne. Plus précisément, le jeûne induirait la régénération des cellules bêta du pancréas, responsable de la création d’insuline, chez des souris diabétiques et des cellules pancréatiques humaines.

Ces découvertes s’ajoutent aux nombreuses autres études sur le jeûne dont celles menées par le Professeur californien Valter Longo, qui a montré dès 2008 que le jeûne protégeait les cellules saines de souris contre les effets toxiques d’une chimiothérapie (3). Ses recherches ont également démontré que le jeûne permettait d’activer la production de cellules souches, d’accroître la longévité (4) et de favoriser la régénération du microbiote intestinal (5).

Le jeûne à l’hôpital…

L’ensemble de ces découvertes au sujet du jeûne thérapeutique et de ses mécanismes inhérents, s’étoffe d’année en année. Malgré ces avancées  scientifiques, encore très peu d’hôpitaux se consacrent à cette pratique. Une des exceptions se trouve à la périphérie de Berlin, il s’agit de l’hôpital Immanuel Albertinen Diakonie, lui-même rattaché à l’hôpital universitaire de La Charité. Depuis un peu plus d’une cinquantaine d’années, le jeûne selon la méthode Buchinger y a été intégré avec succès et est naturellement associé à la médecine conventionnelle. Un modèle unique de médecine intégrative qui se limite, pour le moment, au territoire allemand où il est d’ailleurs possible de jeûner sur ordonnance, une tendance qui pourrait prochainement s’exporter dans des pays voisins.

En France, le jeûne n’est pas encore reconnu médicalement et ne peut pas faire l’objet de prescription, et ce, malgré l’engouement qu’il suscite et les récentes découvertes scientifiques à son sujet. Pouvoir jeûner en milieu hospitalier permettrait d’offrir une assistance pour les personnes souffrant de maladie chronique et mettrait en valeur les bienfaits de cette thérapie ancestrale.

En Suisse, la situation est un peu plus avancée qu’en France. Le Docteur Mauro Frigeri, ancien chef de clinique en oncologie aux Hôpitaux Universitaires de Genève (HUG), mène actuellement, avec une équipe de chercheurs, une étude scientifique sur les effets métaboliques de la pratique du jeûne en collaboration avec un centre de jeûne préventif en Valais, le Centre Interlude Bien Être. Une avancée de plus vers l’augmentation de la documentation scientifique sur la thématique du jeûne.

Les principaux freins rencontrés aujourd’hui concernant l’utilisation du jeûne dans la médecine moderne sont le nombre d’études sur le sujet, encore considéré comme trop insuffisant par le monde médical. Cependant, le financement nécessaire pour la réalisation de ces études scientifiques provient aujourd’hui, très majoritairement de fonds privés. Or, le jeûne ne représentant pas d’intérêt financier pour l’industrie pharmaceutique, financer une étude sur ce thème est aujourd’hui très difficile. De plus, la nature même de la méthode de validation scientifique, reposant principalement sur les études en double aveugle, est une logique qui est parfaitement adaptée au médicament, mais pas aux pratiques de santé telles que l’activité physique ou le jeûne. S’ajoute à cela, la philosophie du jeûne qui va à l’encontre des diktats actuels de la société de consommation.

Toutefois, il est indéniable que nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience collective sur les pouvoirs naturels d’auto-guérison du corps et un véritable engouement a lieu, autour du jeûne thérapeutique. Les résultats prometteurs des dernières études scientifiques commencent à attirer l’attention du monde scientifique et médical. De nouvelles perspectives sont aujourd’hui permises concernant le traitement de nombreuses maladies. Les découvertes actuelles au sujet du jeûne pourraient bien apporter des solutions concrètes concernant notamment le traitement des maladies dites de civilisation. Une révolution silencieuse est en cours au sein du monde médical qui pourrait bien dans les prochaines années, intégrer le jeûne dans ses rangs,si tenté qu’on lui redonne ses lettres de noblesse.

Sources : 

1 – De Toledo, F. W., Grundler, F., Bergouignan, A., Drinda, S., & Michalsen, A. (2019). Safety, health improvement and well-being during a 4 to 21-day fasting period in an observational study including 1422 subjects. PLoS ONE, 14(1), 1–23. https://doi.org/ 10.1371/journal.pone.0209353 

2 – Cheng, C. W., Villani, V., Buono, R., Wei, M., Kumar, S., Yilmaz, O. H., … Longo, V. D. (2017). Fasting-Mimicking Diet Promotes Ngn3-Driven β-Cell Regeneration to Reverse Diabetes. Cell, 168(5), 775–788.e12. https://doi.org/10.1016/j.cell.2017.01.040 

3 – Raffaghello, L., Lee, C., Safdie, F. M., Wei, M., Madia, F., Bianchi, G., & Longo, V. D. (2008).Starvation-dependent differential stress resistance protects normal but not cancer cells against high-dose chemotherapy. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 105(24), 8215–8220. https://doi.org/10.1073/pnas.0708100105

4 – Brandhorst, S., Choi, I. Y., Wei, M., Cheng, C. W., Sedrakyan, S., Navarrete, G., … Longo, V. D. (2015). A Periodic Diet that Mimics Fasting Promotes Multi-System Regeneration, Enhanced Cognitive Performance, and Healthspan. Cell Metabolism, 22(1), 86–99. https://doi.org/10.1016/j.cmet.2015.05.012

5 – Rangan, P., Choi, I., Wei, M., Navarrete, G., Guen, E., Brandhorst, S., … Longo, V. D. (2019). Fasting-Mimicking Diet Modulates Microbiota and Promotes Intestinal Regeneration to Reduce Inflammatory Bowel Disease Pathology. Cell Reports, 26(10), 2704-2719.e6. https://doi.org/10.1016/j.celrep.2019.02.019

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

Lotin Benjamin

Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

Fondateur du podcast « Evolution Talk »

 

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Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque

Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque

Les effets physiologiques de la cohérence cardiaque


La cohérence cardiaque est une technique de respiration qui consiste à inspirer sur un temps de 5 secondes, expirer sur un temps de 5 secondes durant 5 minutes. (Il est possible de faire varier le temps d’inspiration et d’expiration, tant que celui ci reste identique pour l’inspiration et l’expiration). 

De nombreuses études scientifiques ont documentés les effets physiologiques de la cohérence cardiaque. Ces effets débutent généralement après quelques minutes ( à partir de 3 à 4 minutes) et s’étendent jusqu’a plusieurs heures (généralement entre 4 et 6 heures). 

La cohérence cardiaque entraine une baisse du cortisol sanguin et salivaire, la réduction de cette hormone du stress, le cortisol, en fait une alliée idéale pour s’apaiser en période de stress. 

L’augmentation de la DHEA, hormone qui ralentit le vieillissement aussi communément appelée « hormone de jouvence » ,confère à la cohérence cardiaque un effet de ralentissement du vieillissement. 

La pratique de la cohérence cardiaque participe aussi au renforcement de l’immunité par l’augmentation des IgA (Immunoglobines A), des facteurs qui participent à la défense immunitaire. 

La sécrétion d’ocytocine, un neurotransmetteur d’information émotionnelle aussi communément dénommée « hormone de l’amour » augmente avec la pratique de la cohérence cardiaque. Cette hormone participe à la réduction du stress, de la pression artérielle, du niveau de cortisol, favorise la régulation des émotions fortes, et accroît l’empathie.

La cohérence cardiaque influence positivement d’autres neurotransmetteurs tels que la dopamine (hormone du plaisir et de la récompense) et la sérotonine (hormone qui joue un rôle dans la prévention de l’anxiété et de la dépression).


 La pratique de la cohérence cardiaque influence également le coeur par l’intermédiaire de différentes hormones, ce qui entraine une régulation de la pression sanguine et une baisse de l’hypertension.  Elle influence aussi le cerveau par l’augmentation des ondes alpha qui favorisent la mémorisation et de l’apprentissage.

Une pratique à plus long terme de la cohérence cardiaque à intervalle régulier (idéalement 3 fois par jour) entrainent selon les résultats de multiples études scientifiques, une amélioration de différents marqueurs de santé. Ainsi on observe chez les pratiquants réguliers de cohérence cardiaque, une diminution de l’hypertension artérielle (pour les hypertensions artérielles légères à modérées), une réduction du risque cardiovasculaires, une réduction du tour de taille, une perte de poids en situation d’obésité, une meilleure régulation de la glycémie, une diminution de l’anxiété et une réduction de l’inflammation pathologique, ce qui en fait un allié dans la prévention de plusieurs maladies chroniques. 

La cohérence cardiaque est aussi une technique qui permet de favoriser récupération sportive et la gestion de douleurs neurologiques. 

En pratique : 

 – Asseyez vous confortablement (les effets de la cohérence cardiaque sont plus importants en position assise qu’en position allongée).  

– Inpirez profondément par le nez pendant 5 secondes en adoptant une respiration abdominale (c’est-à-dire en laissant le ventre se gonfler).

– Expirez profondément par la bouche durant 5 secondes en dégonflant le ventre. 

– Répétez durant au moins 5 minutes ou plus. 

Pour vous aider à pratiquer :

Une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bM3mWlq4M8E

Les applications pour smartphones gratuites : Kardia et Respirelax

Sources : 

Rollin McCraty and Maria A. Zayas : Cardiac coherence, self-regulation, autonomic stability, and psychosocial well-being. Front Psychol. 2014; 5: 1090.

Trousselard M, Canini F, Claverie D, Cungi C, Putois B, Franck N. : Cardiac Coherence Training to Reduce Anxiety in Remitted Schizophrenia, a Pilot Study. Appl Psychophysiol Biofeedback. 2016 Mar;41(1):61-9. doi: 10.1007/s10484-015-9312-y.

Berry ME, Chapple IT, Ginsberg JP, Gleichauf KJ, Meyer JA, Nagpal ML : Non-pharmacological Intervention for Chronic Pain in Veterans: A Pilot Study of Heart Rate Variability Biofeedback. Glob Adv Health Med. 2014 Mar;3(2):28-33. doi: 10.7453/gahmj.2013.075.

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

Lotin Benjamin

Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

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Les vertus thérapeutiques de la Forêt

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 Les bains de forêts

Peu à peu déconnecté de la nature par un mode de vie moderne effréné, l’être humain a oublié ses racines qui le relient à la forêt et avec elles, les multiples vertus qu’elle lui transmet. 

Les arbres et les forêts disposent de nombreux effets thérapeutiques sur l’être humain. C’est la conclusion des nombreuses études scientifiques conduites par Yoshifumi Miyazaki, chercheur à l’université de Chiba au Japon, qui ont démontrés que les bains de forêts permettaient de réguler la pression artérielle, réduire le stress et créer une sensation de relaxation profonde chez l’être humain. 

Les personnes ayant une tension trop élevée retrouve ainsi une tension normale après la pratique régulière des bains de forêt, et inversement pour les personnes ayant une tension trop faible.

La thérapie par la forêt est également reconnue pour entrainer une augmentation de l’activité du système nerveux parasympathique, ce qui nous permets de ressentir une profonde relaxation lors d’un bain de forêt ainsi qu’une réduction du stress qui s’explique par une réduction l’activité du système sympathique.

Le stress, principale cause de nombreuses maladies du monde moderne, diminue fortement après l’immersion en forêt. En effet, les niveaux d’hormones de stress, telles que l’adrénaline, la noradrénaline et le cortisol salivaires chutent en forêt.


L’ effet d’un bon bain de forêt peut durer jusqu’à plusieurs semaines.

Le nombre de lymphocytes NK (cellules tueuses naturelle), qui s’attaque aux cellules cancéreuses et aux pathogènes nocifs, augmente considérablement après un bain de forêt. Les bains de forêts augmentent également le taux intracellulaire de protéines anticancéreuses suggérant son effet préventif sur les Cancer. 

Les huiles essentielles émises par les arbres, inhalés par l’humain lorsqu’il se trouve en forêt, ont aussi des vertus thérapeutiques.  

A proximité d’un arbre nous sommes en contact avec les phytoncides, des composés qui aident les arbres à se défendre des agressions extérieures et qui stimulent notre propre système immunitaire, lui permettant ainsi de se renforcer.  

La thérapie par la forêt a également des effets bénéfiques sur l’humeur. En effet, il a été relevé que les bains de forêts diminuent les scores d’anxiété, de dépression, de colère, de fatigue, et de confusion et augmentent le score de vigueur des tests de profils d’humeur. L’immersion en forêt est un moyen efficace pour prévenir la dépression ainsi que l’apparition des maladies du mode de vie.  

La science et la nature sont aujourd’hui unanimes, passer du temps en forêt est un cadeau précieux pour l’être humain et sa santé.

Sources : 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24858507 

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/31210473

Park BJ, Tsunetsugu Y, Kasetani T, Kagawa T, Miyazaki Y. The physiological effects of Shinrin-yoku (taking in the forest atmosphere or forest bathing): evidence from field experiments in 24 forests across Japan. Environ Health Prev Med. 2010 Jan;15(1):18-26. doi: 10.1007/s12199-009-0086-9. 

E.Moritaa,S.Fukudaa, J.Naganob, N.Hamajimac, H.Yamamotod, Y.Iwaie, T.Nakashimaf, H.Ohirag, T.Shirakawaa :Psychological effects of forest environments on healthy adults: Shinrin-yoku (forest-air bathing, walking) as a possible method of stress reduction. Public Health Volume 121, Issue 1, January 2007, Pages 54-63. 

Kuo Ming.How might contact with nature promote human health? Exploring promising mechanisms and a possible central pathway. Frontiers in Psychology. 2015. Volume 6.  

Li Q, Kobayashi M, Inagaki H, Hirata Y, Li YJ, Hirata K, Shimizu T, Suzuki H, Katsumata M, Wakayama Y, Kawada T, Ohira T, Matsui N, Kagawa T. A day trip to a forest park increases human natural killer activity and the expression of anti-cancer proteins in male subjects. J Biol Regul Homeost Agents. 2010 Apr-Jun;24(2):157-65.

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

Lotin Benjamin

Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

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Le jeûne : une régénération du corps et de l’esprit

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Le jeûne, un mot qui nous renvoie aux souvenirs de famine, à la peur du manque ou qui peut également évoquer la mort. Pourtant sa symbolique est toute autre, si ce terme a bien un rapport avec la mort, c’est la mort de ce qui, en nous, est lésé, abimé ou inutile au profit de ce qui nous est essentiel, c’est la description du processus physiologique d’autolyse à l’œuvre dans notre corps lors d’un jeûne. Ce terme autolyse (du grec auto- « soi-même » et/ lusis « dissolution ») symbolise le nettoyage s’opérant dans le corps mais aussi dans l’esprit du jeûneur. On comprend ainsi mieux pourquoi le jeûne a de tout temps été loué par les traditions et diverses religions. Le jeûneur peut être comparé à un pèlerin dans le sens alchimique du terme, c’est à dire celui qui marche pour se peler de ses peaux superficielles et usagées en quête de son identité véritable. Un voyage introspectif à la rencontre de ses émotions, de ses ressentis et de sa propre essence. 

Ses vertus sur le plan physiologique sont multiples, c’est un grand ménage intérieur qui s’effectue dans le corps, lors d’un jeûne. Les déchets et toxines qui se sont accumulés au fil des années sont remis en circulation pour être évacués par les différents émonctoires du corps. Au cours de cette phase, Foie, Reins, Poumons, Colon, et Peau sont particulièrement actifs dans leur rôle d’excrétion où il est possible de ressentir des symptômes de détoxination. L’ensemble du corps est stimulé dans un travail d’élimination qui prend place au cœur des organes, pour permettre le recyclage des toxines. Un temps où il est bénéfique de mettre corps et esprit au repos ou en marche contemplative.

Durant ce temps de pause digestive, ce sont les forces de vie curatives de la nature qui opèrent. Un processus de régénération cellulaire est minutieusement orchestré par le corps selon les besoins premiers de rénovation. Jeûner revient à confier à la sagesse de son corps le soin d’œuvrer pour manifester la pleine santé.  

Ses effets physiologiques viennent révolutionner le champ même de la science qui estime selon une étude Californienne récente (1), parue dans la prestigieuse revue scientifique Cell, que le jeûne induit la régénération des cellules bêta du pancréas créatrices d’insuline et ainsi, permettrait d’inverser le diabète de type 1 et 2, pathologies considérées, jusqu’à aujourd’hui, incurables par la médecine moderne.

Quelques siècles avant Jésus Christ, le jeûne était déjà préconisé par Hippocrate, le père de la médecine moderne. On redécouvre aujourd’hui scientifiquement, l’intérêt de faire usage du jeûne dans la prévention et le traitement de nombreuses pathologies du monde moderne : hypertension, surpoids, sclérose en plaques, diabète, maladies cardiovasculaires, maladies auto-immunes, cancers etc… Des cliniques en Allemagne, Suisse et en Russie se sont spécialisées dans le jeûne thérapeutique pour traiter plusieurs de ces maux.

Il est évident qu’en cas de maladie chronique et de médicamentation lourde, il revient à la personne concernée de s’informer auprès de professionnels pour choisir elle-même en conscience, si elle est en capacité de jeûner. C’est un choix qui doit être pris sans pression de résultat ni de durée, en restant à l’écoute de soi et de ses besoins, pour vivre consciemment et joyeusement la manifestation de ce processus de guérison qui opère à chaque instant.

Les formes de jeûne existantes sont multiples et chacune d’elles comporte ses spécificités et ses vertus :  jeûne intermittent, jeûne hebdomadaire, jeûne prolongé etc… Une diversité de formats qui peuvent être intégrés à notre mode de vie pour incarner la pleine santé.

(1) https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28235195

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

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Physico-Thérapeute et diplômé d’un Master 2 en Nutrition, Activité Physique, Prévention, Education et Santé à l’université de Nice.

 

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Une autre vision du corps

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Le corps est un organisme vivant à part entière, à la fois complexe et extraordinaire, qui fonctionne de manière autonome et inconsciente. Ainsi il gère la digestion, soit la transformation d’aliments en énergie physique, il veille au bon fonctionnement et au nettoyage de nos organes et alimente constamment nos cellules en oxygène. Notre corps est doté d’une intelligence qui établit des actions ou adaptations dans le but de nous maintenir en vie. C’est ce que l’on appelle la loi d’homéostasie, le corps va naturellement chercher à ramener les différentes constantes physiologiques (température, tension artérielle etc…) à des valeurs normales à son juste fonctionnement.

Cependant, il arrive parfois que notre corps nous laisse ressentir des douleurs, des désagréments jusqu’à parfois développer une maladie. Dans notre société, la maladie est perçue comme quelque chose d’aléatoire et inévitable, « elle vous tombe dessus » et il vous faut lutter contre la maladie en prenant des médicaments. Cette idée autour de la maladie n’est pas juste.

La maladie est une réaction du corps qui cherche à se nettoyer, à se purifier. Notre organisme produit naturellement des déchets, par l’activité des cellules et le processus de digestion, qui sont éliminés par les organes émonctoires que sont le foie, la peau, les reins, les poumons et les intestins. Lorsque d’autres toxicités (pesticides, exhausteurs de goûts, pollution de l’air, stress, tabac, alcool etc…) viennent s’ajouter aux toxines produites naturellement, le corps entre en surcharge et s’encrasse progressivement. Lorsque l’organisme est surchargé, il va opérer un nettoyage qui va déclencher des maux caractéristiques du processus de détoxification en cours. Ces douleurs ressenties dans un état maladif sont des signaux qui informent que des réactions de nettoyages sont mises en place par le corps et que l’environnement dans lequel celui-ci se situe est inapproprié à son bon développement.

Ainsi, il est important d’être à l’écoute de son corps et de ses ressentis. Lorsqu’un symptôme survient, il est nécessaire de s’intéresser à ce qui a causé son apparition et non uniquement, s’attacher à sa disparition car si la cause n’est pas traitée, d’autres symptômes apparaitront. Prendre un médicament peut parfois s’avérer nécessaire dans certaines situations d’urgences, mais dans la plupart des cas, les médicaments prescrits par la médecine moderne se contentent de masquer les symptômes de la maladie. La prise de médication anti symptomatique à répétition annihile le processus d’élimination naturel du corps et entraîne une accumulation de déchets dans l’organisme, ce qui favorise l’apparition des maladies de civilisation (Cancer, Diabète etc…). Pour régler la cause d’une maladie, il faut s’intéresser à notre hygiène de vie, c’est-à-dire à notre alimentation, notre milieu de vie (qualité de l’air, état de stress chronique,…) et à nos actions quotidiennes (qualité du sommeil, pratique d’une activité physique,…). Agir sur ces facteurs positivement permet au corps de se soigner en mettant fin à ce qui cause ses troubles.

«Notre corps est notre jardin et notre volonté en est le jardinier » William Shakespeare

Être à l’écoute de son corps et de son langage est essentiel. Notre corps a de formidables capacités d’auto-guérison mais pour cela il faut être à son écoute et être prêt à mettre en place dans sa vie et son quotidien, les dispositions qui lui sont nécessaires pour se nettoyer et tendre vers un bon état de santé.

 « Si tu écoutes ton corps lorsqu’il chuchote, tu n’auras pas à l’entendre crier » Sagesse Tibétaine

Un article rédigé par :

Lotin Benjamin

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